Né le 24 août 1961 en Gironde, Richard Stéphane est un homme d’affaires et haut fonctionnaire français. Président-Directeur Général du groupe France Telecom depuis 2011, il a été Directeur du cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances de 2007 à 2009.

Petit-fils d’un berger cévenol et fils d’un ingénieur des Mines, Stéphane Richard obtient son diplôme d’HEC en 1983, puis intègre l’Ecole Nationale d’Administration (ENA – Promotion Fernand Braudel de 1987) dont il sort inspecteur des finances.

C’est en 1991, appelé au cabinet de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, en tant que conseiller technique, qu’il fait ses premiers pas à Matignon.

Bref passage cependant, puisque dès 1992, Jean-Marie Messier l’embauche à la Compagnie Générale des eaux au poste de chargé de mission. Il lui confie notamment la gestion du pôle immobilier du groupe qu’il est chargé de redresser.

Le rôle qu’on lui donne n’est pas à la hauteur de ce qu’il espérait. Qu’à cela ne tienne, il décide avec un ami de racheter la branche immobilière, qui soucie son patron, Jean-Marie Meissier pour 800 000 euros. La Compagnie immobilière Phénix devient Nexity. Joli coup qui, grâce à une bonne stratégie de communication et à l’envol des prix de l’immobilier, fera de lui un multi-millionnaire.

Nouveau changement de cap en 2003, il sort du capital de Nexity pour prendre le poste de Directeur Général adjoint de la société Véolia Environnement et de Véolia Transport. 80 000 salariés présents dans une trentaine de pays, 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et des défis à la hauteur de ses ambitions l’attendent avec le redressement de la SNCM, qui relie la Corse au continent, la compétition avec la SNCF sur le fret ferroviaire et de nombreux voyages pour conquérir de nouveaux marchés !

Pourtant, en 2007, quand Nicolas Sarkozy lui demande de rejoindre Bercy pour travailler aux côtés de Jean-Louis Borloo, puis de Christine Lagarde, il décide à nouveau de tout bousculer dans sa carrière.

C’est enfin en 2009, que Stéphane Richard devient directeur à l’international du groupe France Télécom. Selon la presse économique, il doit devenir directeur général délégué au 1er janvier suivant avant de remplacer le PDG, Didier Lombard en mai 2011. Mais, alors que l’entreprise est secouée par un profond malaise de ses salariés, médiatisé par plusieurs suicides, il en devient le directeur général adjoint chargé des opérations France dès octobre 2009 et le directeur général en mars 2010.

Malgré sa récente mise en examen dans l’affaire Tapie/Crédit lyonnais en juin 2013, Stéphane Richard, est maintenu à la tête d’Orange, grâce au soutien du chef de l’Etat et à de nombreux salariés. Dans un climat concurrentiel extrêmement dur et pour le bien d’une entreprise de 170 000 salariés à peine remise de sa vague de suicides de 2007 à 2009, un changement de gouvernance précipité a été jugé malvenu.