Le prince Alwaleed ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud, richissime homme d’affaire saoudien, détenant 95% du capital de la Kingdom Holding Company, vient d’investir 300 millions de dollars pour entrer au capital du site de micro-blogging Twitter.

Détenant déjà des parts de Citigroup et d’Apple, le prince souhaite entrer au capital de Twitter pour suivre la tendance de croissance forte des réseaux sociaux en ces temps de crise économique. Et c’est après plusieurs mois d’intenses négociations que la Kingdom Holding Company a enfin pu annoncer son entrée au capital de Twitter.

Prince_Alwaleed

Twitter compte aujourd’hui plus de 100 millions d’utilisateurs à travers le monde, et a dû faire face à un turn-over important de son personnel dirigeant, ainsi qu’au lent développement de son programme de publicité. Toutefois, on peut penser que l’entrée au capital du Prince Alwaleed pourra re-dynamiser les programmes de développement de Twitter. Depuis août, Twitter avait annoncé vouloir lever 800 millions de dollars en ouvrant son capital, et cette dernière opération valorise désormais l’entreprise à hauteur de 8 milliards de dollars. On peut donc estimer la participation du prince à hauteur de 3,75% du capital de Twitter. Les développements à venir de Twitter concernent son programme de publicité, qui lui rapporte aujourd’hui près de 140 millions de dollars annuels. La réorganisation et la refonte de l’interface de Twitter viseront ainsi à favoriser l’échange entre les membres, ainsi que la découverte de nouveaux contenus.

Pourquoi investir dans Twitter ? Pour le prince Alwaleed, la participation au capital de Twitter revêt une grande importance : si Twitter est en très forte progression, ainsi que les réseaux sociaux de manière générale, au sein du site de micro-blogging, l’arabe est une des langues qui connaît la plus grande croissance : moins de 100 000 tweets par jour en arabe il y a un an, contre plus de 2 millions aujourd’hui ! On comprend alors mieux le potentiel de développement, auprès des populations du Golfe notamment.

Dans le même registre, l’introduction en bourse de Facebook paraît de plus en plus probable et proche, et on peut envisager à n’en pas douter une participation du prince Alwaleed au capital du plus grand réseau social au monde. Affaire à suivre !