Steve Chiang est l’actuel président de la division « Jeux » chez Zynga où il a notamment contribué au développement de Bubble Safari, ChefVille et FarmVille. Rappelons que la plateforme de jeux a perdu fin novembre 2012 sa condition de partenaire privilégié de Facebook pour les jeux proposés sur le réseau social. L’annonce avait fait grand bruit à l’époque, Zinga tirant l’essentiel de ses revenus de sa présence sur Facebook.

Mais l’année 2012 s’est finalement terminée moins mal que prévu pour Zinga, qui a annoncé début février ses résultats 2012 : un CA en hausse de 12% à 1,28 milliards de dollars, pour une perte nette limitée à 209 millions$. Et quant à la perte d’audience, elle n’aura été « que » de 4 millions de joueurs actifs par jour sur le dernier trimestre de l’année (passant de 60 à 56 millions/jour). Les investisseurs s’attendaient à bien pire, du coup le titre a progressé de 6% à Wall Street.

Au-delà, la fin de l’accord préférentiel passé avec Facebook a obligé Zinga à réfléchir à son offre de social gaming, en la repositionnant vers des jeux « mid-core » (1) (achats de November Software et A Bit Lucky) et surtout vers le mobile, le tout en maintenant une forte dimensionnement communautaire, grâce à la viralisation offerte par les réseaux sociaux. La société travaille donc activement dans ces différentes directions, et notamment à établir des passerelles entre les différents univers de ses jeux, quel que soit le support sur lequel joue l’utilisateur.

Steve Chiang annonce aujourd’hui avec satisfaction que Zinga se porte bien ; si les revenus publicitaires ne dépassent pas encore ceux en provenance des achats in-apps, ils sont en constante progression, en hausse de 84% sur l’année 2012. La société propose aujourd’hui un bel éventail de solutions aux annonceurs, depuis les bannières displays traditionnelles jusqu’à des dispositifs beaucoup plus intégrés à l’expérience de jeu.


(1) « mid-core gaming » : jeux à mi-chemin entre le « casual gaming » (jeux aux règles simples, destinés à un large public, parties courtes, bien adaptés aux supports mobiles – ex : Tetris) et le « hardcore gaming » (jeux aux règles complexes, très impliquants pour l’utilisateur qui n’est plus occasionnel)