Mark Zuckerberg, le très médiatique patron de Facebook, a décidé de monter un groupe de pression (un « lobby » aux USA) pour tenter de faire passer auprès du Congrès de nouvelles lois concernant l’immigration et l’accession des étrangers à la nationalité américaine.

Une soudaine envie de se frotter à la politique ? Pas vraiment, même si le jeune patron de 28 ans s’est déjà investi dans la réélection du gouverneur républicain de l’état du New Jersey, et – côté démocrate – a permis à Barak Obama d’utiliser le siège de Facebook en Californie pour un meeting lors de la campagne présidentielle.

En réalité, Mark Zuckerberg, aux côtés d’autres figures emblématiques de la Silicon Valley et de l’économie numérique (notamment Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn), souhaite pouvoir recruter de nouveaux jeunes talents high tech dans le monde entier ; or dans un secteur où la rapidité prime, des procédures d’immigration trop contraignantes, et qui ralentissent les embauches, peuvent être lourdes de conséquences.

Le futur groupe de pression, qui ne s’est pas encore donné de nom, ambitionne de lever à terme 50 millions de dollars ; Mark Zuckerberg a déjà pour sa part versé plusieurs millions. Des contacts auraient déjà été pris avec des sénateurs de poids, tels que Rob Jesmer, ancien responsable du groupe républicain au Sénat, et Jon Lerner, une éminence grise du parti conservateur. Le futur lobby compte également plancher sur d’autres sujets, comme la réforme de l’éducation, et l’aide envers la recherche scientifique.