Avec un CV à faire pâlir plus d’un entrepreneur, ce diplômé de Harvard et père de deux jumelles n’a rien à envier à son homonyme qui est à la tête de Facebook.

D’ailleurs c’est sur ce réseau que Mark Pincus, le fondateur de Zynga a connu ses plus grands succès. En effet, sa compagnie de Social Gaming rafle plus de la moitié du chiffre d’affaire du secteur avec six jeux dans le top 10 des jeux les plus populaires.

 

1-Cityville 49.1 millions d’utilisateurs actifs par mois

2-Castleville 33.6 millions d’utilisateurs actifs par mois

3-Farmville 31.6 millions d’utilisateurs actifs par mois

4-Texas Hold Em Poker 29 millions d’utilisateurs actifs par mois

 

 

Ce n’est pas dans une ferme que tout a commencé pour Marc mais à Lincoln Park, à quelques blocs des gratte-ciel de Down Town Chicago. Les études ont été une promenade de santé pour cet homme d’un mètre soixante-huit qui a fait ses premières armes dans un cabinet d’analystes ; les Lazards Frères. Quelques années plus tard, il vendait sa première startup à 29 ans pour 38 millions de $.

Mais cela n’a toutefois pas assouvi sa soif de reconnaissance, il a d’ailleurs déclaré au New York Times en 2005 : « Je ne veux pas être reconnu pour la taille de mon compte en banque ».

C’est donc grâce à sa 4ème Startup, Zynga (nommée d’après son American Bulldog), que l’homme commence à savourer sa réussite. Il faut avouer qu’avec 828.8 millions de $ de chiffre d’affaires (pour les 9 premiers mois de 2011), Marc a de quoi se réjouir.

Il peut se permettre de passer quelques mois par an dans sa ferme (cette fois oui) d’Aspen pour décompresser et pratiquer ses activités préférées, le tennis et le ski, avec sa petite famille. Ce milliardaire en dollars (Classement Forbes 2011) fait partie du Club des 7 « Facebook billionaires » et sa compagnie annonce aujourd’hui (jeudi 15/12/2011) le prix de son introduction sur le Nasdaq. Il s’agit de la plus grosse entrée en bourse depuis Google en 2004, le groupe devrait peser 7 milliards de $.

Michael Petcher, analyse des jeux vidéo à Wedbush Securities se pose même la question : « Est-ce Facebook qui contribue au succès de Zynga ou le contraire ? ».

Avec 60% des joueurs de sexe féminin, Mark affirme que le succès de ses jeux revient surtout à leur facilité et à la sensation de satisfaction qu’ils procurent. La formule marche tellement que les joueurs sont prêts à mettre de l’argent pour acheter des objets virtuels pour décorer leurs fermes. Le Directeur d’animation de Dreamworks Jeffrey Katzenberg n’en revient pas «  ce que Mark a réussi est tout simplement incroyable ! ».

Avec un secteur en pleine expansion, les analystes prévoient que le chiffre d’affaires des jeux sur réseaux sociaux va doubler d’ici 2015. S’il continue sur cette lancée, nous parions notre chemise que Mark Pincus sera toujours de la partie.