L’ancien hackeur allemand ne lâche rien et le fait savoir ! Après la fermeture tumultueuse de MegaUpload,  il n’a pas hésité à lancer Mega, un successeur qui fait déjà parler de lui…

Interrogé par la chaine de télévision australienne SBS la veille du lancement de son nouveau site le 19 janvier dernier, Kim Dotcom déclarait non sans provocation : « Ils m’ont déjà mis une bombe thermonucléaire directement dans le cul, qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent de plus ? Qu’ils viennent ! ».

Un sens de la formule qui fait parler et un détachement assumé face aux réactions de l’industrie américaine de la musique et du cinéma. En effet, si celle-ci reste encore discrète sur le sujet, c’est elle qui avait provoqué les attaques responsables de son arrestation et de la fermeture de MegaUpload. Pour rappel, il avait été accusé de blanchiment, de crime organisé et d’infractions au copyright.

Cette première affaire est pourtant loin d’être close ! Le chef d’entreprise atypique a été autorisé par la justice néo-zélandaise à poursuivre les services de renseignements du pays pour surveillance illégale.

Toujours en attente de l’audience qui statuera sur son extradition vers les Etats-Unis, Kim Dotcom n’hésite pas à médiatiser l’affaire en se présentant comme une victime.

Internet n’appartient à personne, à aucun gouvernement. Il a été créé pour partager les connaissances et accélérer le développement de l’humanité. (…) Mega vient rappeler cela.

D’après l’entrepreneur, dès le premier mois de son lancement, le successeur de MegaUpload aurait été utilisé par 3 millions d’internautes avec 125 millions de fichiers échangés. Si l’information est impossible à vérifier, le site pourrait bien avoir un avenir radieux.