A la tête de la banque centrale d’Allemagne (Bundesbank), Dr. Jens Weidmann fait partie des personnes les plus puissantes en Outre-Rhin et en Europe!

Partisan des reformes pour ranimer la croissance et contre les rachats des obligations d’Etats par l’Eurosystème soutenus par Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) et qui, selon Jens Weidman, ne résout par la crise. Il ne cache pas ce désaccord; lui qui est contre le mélange de la politique monétaire et budgétaire. D’autant que ces rachats ne font que redistribuer les risques de solvabilité sur la zone euro.

Jens est né en 1968 à Sölingen (Allemagne). Il a commencé ses études à l’université d’Aix-Marseille III (Paul Cézanne) en économie et à l’univresité de Rheinischen Friedrich-Wilhelms de Bonn où il a obtenu un doctorat sous la direction du théoricien monétaire Manfred Neumann.
Jens a effectué des stages à la Banque de France et à la Banque National de Rwanda. Il a travaillé par la suite au Fond Monétaire International (FMI) de 1997 à 1999. De 1999 à 2004, il était secrétaire auprès du conseil allemand des experts économiques, un groupe d’économiste qui conseille le gouvernement fédéral et le parlement allemand sur les questions économiques.
De 2004 à 2006, il était à la tête de la politique monétaire et le groupe d’analyse monétaire au sein de la Banque fédérale d’Allemagne. En 2006, il était en charge de préparer la stratégie du G-20 pour contrer les effets de la crise financière. La chancelière allemande Angela Merkel l’a promu en 2009 en Sherpa (le surnom donné aux représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement des États membres du G8).

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En 2011, il a succédé à Axel A. Weber à la présidence de la Bundesbank devient par conséquence membre du directoire de la Banque centrale européenne.

Malgré que la BCE compte 17 banques nationales de la zone euro, la Bundesbank est la plus grande. D’où l’importance du rôle de Jens Weidmann qui pèse lourd face aux décisions et aux mesures adoptées par la BCE.

Jens Weidmann se voit également comme un défenseur de l’ordolibéralisme, une théorie selon laquelle,  » l’État a pour responsabilité de créer un cadre légal et institutionnel à l’économie, et de maintenir un niveau sain de concurrence « libre et non faussée » via des mesures en accord avec les lois du marché. »
Ce francophone n’a pas hésité à critiquer et à donner des recommandations à la France en la comparant à l’Allemagne, qui, selon lui, malgré leurs convergences « Elles sont beaucoup plus proches qu’on veut bien le croire ».

Jens est aussi membre du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (the Bank for International Settlements), du conseil de la stabilité financière (FSB) et du conseil européen du risque systémique (ESRB).