Pourquoi cesserions-nous d’utiliser nos comptes Facebook, Twitter ou encore Google+ après notre mort ? On pourrait croire que cette question n’a pas lieu d’être, et pourtant un entrepreneur anglais y a répondu en créant un service quelque peu surprenant…

DeadSocial : Un planning de publication post mortem

 

Le projet a été présenté par son créateur James Norris au cours de la SXSWeek d’Austin. Celui-ci aurait créé ce service en trois mois après avoir visionné une vidéo de prévention sur le cancer de la prostate. Afin de pouvoir continuer à poster sur les réseaux sociaux après leur décès, les internautes ont la possibilité d’ouvrir un compte sur DeadSocial et de programmer leurs messages dans un calendrier prévu à cet effet.

Fascinant et terrifiant à la fois, ce concept n’est pourtant pas totalement inédit ! L’application Ifidie permet en effet également de programmer des messages post mortem. Ceux-ci ne sont diffusés qu’après la confirmation du décès par trois personnes de confiance choisies à l’ouverture du compte. Si cette application n’a pas su faire le buzz, James Norris fait parler de lui et l’optimise en proposant de multiples fonctionnalités.

Un grand nombre de données sont diffusées sur Internet. De plus en plus de personnes sont conquises par ce mode de communication, et le Web 2.0 fait désormais partie de notre quotidien.

James Norris a su surfer sur la tendance ! Il propose aux internautes une forme d’immortalité virtuelle à travers ce qu’il nomme « un héritage digital » qui permet de continuer d’exister à travers les réseaux sociaux de ses proches.

 

Un modèle économique « bancal »

D’après le jeune chef d’entreprise, 3,24% des comptes Facebook appartiendraient à des personnes décédées. Ce chiffre étant amené à augmenter avec les années et le nombre d’abonnés sur les plateformes sociales étant en perpétuelle évolution, un service tel que DeadSocial aurait le mérite de survivre au grand nombre d’applications déjà existantes. Mais l’entreprise est-elle réellement viable ?

Si les défunts n’ont plus la possibilité de fermer leur compte, il ne s’agit pas pour autant d’un désir de leur part de voir subsister ce dernier après leur départ. De plus, pour ouvrir un compte, faudrait-il encore avoir prévu son décès, ce qui limite d’ores et déjà le nombre de clients potentiels du site.

Le service proposé étant gratuit, aucunes sources de revenus n’auraient été encore définies. En imaginant que le concept intéresse un nombre suffisant de personnes pour faire vivre le projet, cela ne garantirait pas pour le moment un modèle économique solide pour l’entreprise.

Une autre question pourrait-être également posée afin de pouvoir évaluer les chances de réussite d’un tel projet : quel est l’avenir des réseaux sociaux ?

Si Facebook et Twitter continuent aujourd’hui leur ascension, qu’en sera-t-il dans dix ou vingt ans ?

Difficile de répondre à cette question, et même si James Norris semble optimiste quant à la possibilité d’intégrer son service à d’autres nouvelles plateformes, aucune certitude ne nous permet d’affirmer que DeadSocial pourra nous survivre alors qu’il s’agit ici pourtant de leur principal argument…