Florence Haxel nous parle aujourd’hui de mesbonnescopines.com, le 1er réseau social d’entraide dédié aux femmes, où elles peuvent partager leurs idées et bons plans. Il suffit d’être « marrainé » pour proposer et/ou bénéficier d’un coup de pouce entre copines.

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Candice Smadja : Bonjour Florence, tu es co-fondatrice et co-dirigeante du site mesbonnescopines. Peux-tu nous présenter ton parcours et nous expliquer comment et quand est née l’idée de Mes Bonnes Copines ?

Florence Haxel : Bonjour Candice ! A 17 ans, j’arrive d’une petite ville du nord de la France avec en tête le rêve de travailler avec des artistes. Je fonde La Tribu des Jeunes Créateurs, une association qui avait pour vocation de faire la promotion d’artistes. Diplômée du Celsa, je finalise une licence d’Arts du Spectacle et des rencontres magiques m’amènent à devenir l’assistante du réalisateur des cérémonies d’ouverture et de clôture de la coupe du monde au Stade de France en 1998.

Une marraine me fait confiance et me voici maintenant attachée de collection de la maison Chanel où je passe 2 ans. J’y apprends la rigueur et l’exigence avant de décider de me lancer dans l’aventure et je monte à tout juste 22 ans, La Tribu des Créateurs, agence de direction et production artistique événementielle. En cours de route, j’ai 2 enfants, Arthur 5 ans et Maxine 3 ans.

Je découvre alors l’étonnante solidarité féminine du quotidien avec les copines, les mamans de l’école, les voisines, etc. Je me dis que cela serait sans doute très intéressant un jour d’associer cette solidarité naturelle au pouvoir connectant du web… Je rencontre alors mon futur associé (oui un homme !) grâce à une bonne copine et c’est parti !


Candice Smadja : Le site fait déjà beaucoup parler de lui et le nombre de bonnes copines augmente rapidement. A combien s’élève le nombre de bonnes copines à ce jour et quels sont les projets de développement ?

Florence Haxel : Aujourd’hui, nous sommes près de 17.000 bonnes copines. Plus de 200 nouvelles bonnes copines nous rejoignent chaque jour ; et il y a plus de 2.000 interactions par jour sur le site ! La boule de neige est lancée… Nous aimerions être 200.000 à fin 2013 !

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Candice Smadja : Quel est le business modèle de Mes Bonnes Copines, et envisages-tu une levée de fonds ?

Florence Haxel : En prenant le temps de discuter, de partager avec de très nombreuses bonnes copines, je me suis rendue compte qu’elles avaient comme point commun une réelle envie de « changer les choses », d’être actrices de leur rapport au monde, de leur consommation. Nous avons donc décidé d’oublier les bandeaux publicitaires sans âme en proposant aux marques une offre unique et très utile : interagir avec notre communauté de consommatrices actives !

Nous proposons ainsi aux marques de réaliser des enquêtes qualitatives ou quantitatives, nous organisons des rencontres locales partout en France, nous proposons aux marques de sponsoriser des actions solidaires réalisées par les bonnes copines etc…

Nous voulons remettre l’humain au centre des échanges, privilégier la co-création, les démarches de sincérité et de transparence des marques… Pour développer rapidement notre activité, nous organisons actuellement une levée de fonds via une plateforme de crowdfunding. Croisons les doigts !


Candice Smadja :
De combien de personnes est constituée l’équipe ?

Florence Haxel : L’équipe est composée de 4 personnes. Mon associé Thierry Rousseau, consultant web, expert en digital qui apporte toute son expertise à l’aspect technique de la plateforme ainsi que ses compétences en web marketing. Claire, notre responsable du développement commercial. Camille, notre community manager. Et moi-même qui suis la « vitrine » de mesbonnescopines et qui assure des missions transversales autour du marketing, de la communication et de la stratégie.


Candice Smadja :
Penses-tu qu’une version masculine de Mes Bonnes Copines pourrait exister ?

Florence Haxel : Malheureusement non… (dommage pour les garçons !) Je crois que lorsque l’on rassemble des hommes dans la même pièce, ils sont fabuleusement bons pour faire du business…

Mais lorsque l’on met des femmes ensemble, en quelques secondes, elles vont parler de leurs failles, de là où elles ne sont pas les meilleures avec beaucoup d’humilité (parfois trop !), elles vont ainsi pouvoir plus facilement profiter de l’aide d’une autre. Elles ont également tendance à parler plus librement de leur vie personnelle, de leurs enfants et donc de créer des relations plus fortes entre elles et non seulement professionnelles. Une habitude qui devient un vrai atout sur mes bonnescopines.com !


Candice Smadja : Quel serait le coup de pouce dont tu aurais besoin aujourd’hui ?

Florence Haxel : La mise en relation avec les marques désireuses de s’adresser aux femmes et qui souhaitent mettre en avant leurs valeurs sur le site.


Candice Smadja :
Pour terminer, où peut-on vous retrouver sur la Toile ?

Florence Haxel : Bien sûr via le site mesbonnescopines.com, mais également sur Facebook et LinkedIn.