Conduite de projet, audit de site Internet, réalisation de tests utilisateurs ou encore étude de faisabilité, Frédéric Cavazza a acquis de nombreuses compétences à travers ses quinze années d’expérience dans le secteur de l’internet et du commerce électronique.

Missions auprès de clients grand compte (Leroy Merlin, L’Oréal, Doctissimo…) et de start-up, Frédéric est aujourd’hui Consultant indépendant dans les métiers du web, met ses acquis aux services des entreprises et des marques et intervient également dans le cadre de formations qu’il dispense et de conférences qu’il anime.

Business Actor vous propose de découvrir cet acteur incontournable du web et expert reconnu des évolutions de l’internet :

Elise Boisquillon : Bonjour Frédéric. Passionné d’Internet, vous travaillez depuis quinze ans dans les métiers liés à cet univers en constante évolution. Pouvez-nous raconter votre parcours ?

Frédéric Cavazza : Je suis diplômé de l’école de commerce ESG Paris en marketing et je suis passionné d’informatique. Après mon diplôme, j’ai travaillé dans l’industrie du web. N’étant pas spécialisé en référencement ou en emailing, j’ai été amené à acquérir des compétences non technologiques comme par exemple dans le domaine du marketing ou de la conception d’interface.

EB : Parmi vos nombreuses expériences professionnelles, laquelle vous a le plus marqué et pourquoi ?

FC : De travailler en solo car je suis confronté aux mêmes problèmes qu’une grande entreprise. Il faut sans aucun doute être persuasif et avoir la volonté nécessaire pour mettre en place un projet !

J’ai également été marqué par le fait de travailler chez l’annonceur, notamment au sein de grandes organisations de plus de 5 000 personnes, car le rythme et les préoccupations en interne sont différentes de ceux d’un prestataire. Par exemple, s’il y a du retard sur l’avancement d’un projet, alors ce sera la faute du prestataire. De ce fait, les relations entre une marque et un prestataire sont spécifiques.

EB : Vous êtes également conférencier pour le compte de marques ou de sociétés. Quels sont vos objectifs lorsque vous intervenez pour des tiers et quels sont les sujets en vogue ?

FC : On écoute plus les gens extérieurs à une entreprise.

Quant au sujet le plus en vogue, sans aucun doute les médias sociaux et Facebook en particulier. C’est la préoccupation majeure pour les organisations, les marques et les entreprises. Par exemple, il est plus aisé pour une marque telle que Nike d’investir les médias sociaux, en revanche pour la petite entreprise d’assurance retraite qui n’a aucune notoriété, c’est moins évident. Même si être présent sur Facebook n’est pertinent qu’à 0,1% comme Lady Gaga par exemple.

EB : Vous animez différents blogs tels que FredCavazza.net, Entreprise20.fr ou bien RichCommerce.fr. Toutes ces activités nécessitent-elles une organisation particulière ?

FC : C’est un véritable travail qui me demande en moyenne 4 heures par jour. Le plus grand du travail consiste à réaliser de la veille, puis à classifier les informations pour les utiliser plus tard. Il faut une organisation efficace et donc une planification dans le temps.

EB : Facebook, Twitter, Instagram ou encore Pinterest… De nouveaux réseaux sociaux et services de partage apparaissent régulièrement. Ne pensez-vous pas que les internautes et mobinautes vont se lasser de tout cela ?

FC : Le mécanisme est simple s’il n’y a aucune création de compte à effectuer comme sur Facebook, Twitter ou Google+ notamment. L’internaute adhère à des fonctions sociales et les utilise selon ses envies et les opportunités qui se présentent. Je ne pense donc pas que cela soit en frein.

EB : Chat Facebook, boutique e-commerce Facebook, crédits Facebook offerts à ses clients, page Youtube ou page Pinterest, La Redoute a sans aucun doute investi de nombreux réseaux sociaux. Pensez-vous que cette stratégie de « se trouver partout où se trouvent les clients », comme l’expose Mickaël Pynson, Responsable M-Commerce, Social Média et Emailing de La Redoute, soit pertinente pour créer du relationnel et générer de nouveaux revenus ?

FC : La Redoute a en effet développé une stratégie efficace et pertinente sur les réseaux sociaux. La marque dégage une image jeune et louable et donc valable auprès des internautes. Le driver de La Redoute repose sur l’image, c’est-à-dire l’affect des internautes afin de déclencher un futur achat sur La Redoute plutôt qu’auprès d’une autre marque.

EB : Présent à la Fête de l’Internet qui s’est déroulée à Vincennes le 17 mars dernier, vous avez animé deux conférences dont l’une intitulée « Un blog pour quoi faire ». Si vous deviez donner trois raisons afin de convaincre nos lecteurs de créer et animer un blog, quels seraient-elles ?

FC : Tout dépend s’il s’agit d’un contexte personnel ou professionnel.

Dans le cadre d’un blog professionnel, alors la mise en place d’un blog peut permettre d’acquérir de la visibilité, de mettre en avant ses compétences ou de partager ses expériences. S’il s’agit d’un blog personnel, le blog permet de publier sa prise de parole dans son espace. Il n’y a ni règles ni compétition ; le blogueur est libre de faire ce qu’il souhaite.

EB : Au vu de votre expertise et de vos hautes compétences, quels conseils donneriez-vous à de jeunes entrepreneurs ?

FC : Il faut être passionné par le projet et aimer entreprendre. Le fait d’entreprendre est d’ailleurs souvent synonyme de punition (cela parlera aux personnes ayant déjà une expérience dans entrepreneuriat !). Il s’agit d’une punition par rapport au cadre social, fiscal et administratif français existant du fait de sa complexité.

J’indiquerai également qu’il faut mettre en pratique la philosophie de la Lean Start-up, qui consiste à minimiser les frais fixes de la structure : c’est la clé de la rentabilité.

EB : Merci Frédéric pour cette interview sur Business Actor.

Vous souhaitez en savoir davantage sur Frédéric ? Voici où le trouver et le contacter sur la toile :

Via ses différents blogs :

Et via ses comptes sur les réseaux sociaux :