Business Actor se penche aujourd’hui sur « L’Encyclopédie de la Web Culture » rédigée par deux journalistes spécialistes du web : Titiou Lecoq (bloggeuse sur Girlsandgeek) et Diane Lisarelli (Rédactrice pour les Inrocks).

Les deux auteures nous livrent ici un ouvrage  retraçant 10 ans de l’univers du web. Elles nous offrent ainsi un large éventail de ses caractéristiques, son évolution permanente, ses acteurs, ses nouveaux utilisateurs ….

 

Encyclopédie_web_cultureLoin d’être une encyclopédie ennuyeuse et classique, celle–ci se révèle être très bien documentée, ludique, pleine d’humour et facile à lire (250 pages et une centaine de mots). En effet, elle ne se contente pas seulement d’énumérer de nombreuses définitions relatives au web et sa culture.

Premier aspect original : sa lecture. Elle peut être assimilée à une navigation sur internet, on évolue de définition en définition. Ceci à la manière d’un clic ouvrant une page internet puis une autre.

Mais, afin de rendre cette lecture agréable les deux journalistes ont également intégré différents sujets. Certains que l’on peut qualifier de sérieux tels que « André Breton a inventé le blog avant l’internet » d’autres plus légers comme par exemple « Il faudrait mille ans pour regarder toutes les vidéos sur YouTube ».

Des coups de pouces techniques viennent également se glisser çà et là afin d’aider et conseiller les lecteurs. Ainsi rien d’étonnant à lire des mémos tels que les « règles d’or du bon mot de passe ».

Parmi les nombreuses définitions proposées dans cet ouvrage on pourra distinguer le célèbre « spam » dont on apprendra qu’il était, à l’origine , « une marque déposée de jambon épicé en conserve ».

Mais, le « fail », le « troll» ou encore le célèbre (surtout ces temps-ci) « streaming » ont également leur place dans l’Encyclopédie de la Web Culture.

Pour les plus avides de sérieux, les différentes infographies proposées constitueront également une vraie mine d’informations. Ainsi, on peut distinguer « L’e-commerce en France » ou encore « Les forces politiques sur Twitter en septembre 2011″.

Cependant, ce qui distingue cet ouvrage de tant d’autres, c’est le fait que Titiou Lecoq et Diane Lisarelli ne se sont pas seulement intéressées au Web en France. En effet, elles nous livrent également des données concernant les usages d’internet dans les autres pays. Comme par exemple chez nos amis japonais.

 » Bien que très connectés, les Japonais n’ont pas le même usage des réseaux sociaux que les Français, ils y attachent moins d’importance. Pour preuve, ils n’auraient qu’une vingtaine d’amis en moyenne sur Facebook, contre 95 pour les Français « .

Ainsi avec cette encyclopédie, que l’on qualifiera de complète, les deux journalistes répondent à de nombreuses questions : Qu’est-ce que Facebook a changé dans nos vies ? Qui sont les ennemis de l’Internet ? Les skyblogs sont-ils la plaie du Web ? Votre adolescent est-il un kikoolol ? Comment devenir populaire sur le Web ?

Mais, elle nous prouvent également que le Web « structure aujourd’hui la vie sociale de millions d’entre nous avec plus de force qu’aucun mode de communication classique ».