Carolyn Duchaussoy, responsable marketing chez Contentia nous a déjà accordé une interview en mai dernier, nous avions alors échangé sur une innovation mise en place par Contentia, le CRI, un indice permettant de mesurer le climat du recouvrement en France.

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Florent Hernandez : Bonjour Carolyn, pouvez-vous à nouveau nous dire quelques mots sur vous et sur votre place au sein de Contentia ?

Carolyn Duchaussoy : Je suis arrivée il y a un 1 an ½ chez Contentia pour occuper le poste de responsable marketing. J’ai pour mission, entres autres, de développer la notoriété et l’image de Contentia, un beau challenge sur un secteur souvent décrié même si notre activité est avant tout utile !


Florent Hernandez : Il y a quelques mois vous nous présentiez le Contentia Recovery Index (CRI), un nouvel indice permettant de mesurer le climat du recouvrement en France. Comment a-t-il évolué sur l’année ?

Carolyn Duchaussoy : Le CRI a effectivement été développé en 2010 et est suivi tous les trimestres par notre équipe de statisticiens. C’est une création Contentia qui a pour objectif de mesurer la capacité des ménages français à faire face à leurs impayés. Il regroupe, pour garantir neutralité et objectivité, des critères internes à Contentia, tels que des montants moyens d’impayés sur des postes représentatifs des dépenses des français et des critères externes tels que des données de la Banque de France.

Nous avons connu une année chaotique en 2012, notamment sur les 2 derniers trimestres, avec des indices respectifs de 88.1 (le plus bas depuis la création) et 94.8 sur cette fin d’année.


Florent Hernandez : Qu’est-ce que cette évolution nous apprend sur l’état des finances des ménages français en 2012 ?

Carolyn Duchaussoy : Nous avons analysé l’évolution du CRI de la manière suivante. En ces temps de crise, les ménages français font de plus en plus attention à leurs dépenses et expriment une réelle volonté de se désendetter. Le dernier indice nous montre que les français remboursent mieux leurs impayés mais une analyse plus fine nous prouve également qu’ils se focalisent sur le remboursement des postes indispensables et vitaux. Cette analyse va dans le sens de ce que nous pouvons lire actuellement sur la baisse de la consommation : les français sont extrêmement prudents.

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Florent Hernandez : Quelles sont les implications qui en résultent pour les entreprises ?

Carolyn Duchaussoy : Les impayés sont un facteur important de la hausse des défaillances des entreprises. Les PME et TPE, sont les plus touchées car ce décalage, voir cet écart de trésorerie représente pour eux un déficit énorme et augmente considérablement les risques de redressement et de liquidation judiciaire.

Nous traitons d’ailleurs chez Contentia de nombreux dossiers BtoB qui peuvent aller jusqu’à la gestion des procédures collectives. Ces dossiers sont bien souvent la conséquence même de la hausse des impayés et des retards dans les paiements.

Une évolution récente de la loi permet aujourd’hui aux entreprises de réclamer des frais de recouvrement pour un montant de 40 € en cas d’impayés (attention uniquement en BtoB). L’avenir nous dira si cette indemnité aura un effet dissuasif.


Florent Hernandez : Où pouvons-nous retrouver les données et mises à jour concernant le Contentia Recovery Index ?

Carolyn Duchaussoy : Vous pouvez retrouver le nouvel indice tous les trimestres sur le Blog du Recouvrement . Nous diffusons également nos actualités sur le compte Twitter de Contentia ou encore sur Viadeo.