Nous le connaissions pour avoir lancé les émissions cultes Apostrophe et Bouillon de culture, mais aurions-nous un jour imaginé entendre ce grand littéraire vanter les mérites d’un réseau social limité à 140 caractères par post ?

Depuis son interview sur France Info le 24 février, Bernard Pivot inscrit sous le compte @bernardpivot1, affiche déjà plus de 22200 abonnés sur Twitter. Surprenant pour l’élu à l’Académie Goncourt qui nous explique avec humour sa fascination pour ce lieu de partage qui lui permet de renouer avec ces jeunes années de journalisme dans la presse écrite.

L’écrivain consacre en moyenne 45 minutes par jour à son compte sur lequel il poste de nombreuses citations et où il échange avec ses abonnés. Même s’il continue à écrire le reste du temps, il présente cette nouvelle activité comme un moyen de rentrer en communication avec les autres mais également avec soi même, lui permettant ainsi de « fixer sa réflexion ».

Aujourd’hui faire court est un vrai défi et d’après lui une excellente contrainte. Communiquer une information pertinente en seulement 140 caractères est un exercice que de nombreux  journalistes devraient s’exercer à pratiquer lorsque la plupart d’entre eux s’étalent dans des articles sans fin.

Qualifiant les « twittos » d’ « intermittents de la conversation », Bernard Pivot met en avant à travers sa présence sur Twitter une image bien moins superficielle que celle donnée par grand nombre d’intellectuels ne voyant en cette plateforme sociale qu’un brouhaha d’informations superficielles souvent illustrées par le manque de pudeur de certaines célébrités.

« Tweeter, une école de la concision. Y ouvrir un compte devrait être obligatoire pour les élèves des écoles de journalisme. »